Rocket science est un tout petit teenage movie de grande qualité, avec un petit quelque chose que l’on retrouve dans certaines pièces de Terry Zwigoff ou de Wes Anderson.

L’histoire tourne autour de deux axes : l’amour et l’éloquence. Elle est un petit peu compliquée à comprendre, d’autant que certains personnages se ressemblent beaucoup physiquement et que les personnages principaux ne sont pas ceux que l’on croit, au début.

Il y a deux personnages principaux, en effet. Le premier, chronologiquement, est interprété par l’excellent Nicholas D’Agosto. C’est une star de débat lycéen, véritable mitraillette capable de balancer six cents arguments à la minute sans jamais perdre son souffle. Pendant une compétition, il réalise la vanité de l’exercice et se barre. Le second personnage principal prend sa place dans la foulée, c’est un garçon au visage chafouin qui est affligé d’un bégaiement assez lourd ; par sadisme ou désinvolture, la jolie capitaine de l’équipe de débat du lycée décide de lui donner sa chance. Évidemment, l’échec sera rapide et très humiliant. Mais comme dans le premier Rocky venu, le jeune bègue se tournera vers la légende du lycée, celui qui a osé plaquer des études brillantes pour vivre une vie de bohème après avoir plaqué les débats, pour qu’il devienne son coach. À certains moments, on pense également à Ghost dog, dans l’esprit. Ce n’est pas vraiment un film à suspense, donc je ne pense pas trahir le réalisateur en spoilant la fin :

Il y a également toute une galerie d’excellents seconds rôles qui donnent beaucoup d’épaisseur au film, comme le grand frère brutal du bègue, son beau-père asiatique et quelques filles à tourments.
Hautement conseillé.
