
Dérivée d’un comic-book apparemment fameux, 30 days of night est un excellent petit film d’horreur vampiresque. On est très loin des trips à la Anne Rice et autre Blade - pas d’effets grandiloquants et tarlouzesques à base de longs manteaux de cuir.
La petite ville de Barlow est isolée tous les hivers pour un long mois sans soleil - profitant de cette situation, un groupe de vampires décide de s’offrir les habitants du village comme apéritif, plat de résistance et dessert. Il faut dire que ces satanées bestioles sont assez féroces, très résistantes et pas super sympa (visiblement, pas un seul n’adhère à la société pour un traitement éthique des humains).
Le résultat est très efficace, entre huis-clos et slasher, avec ce long mois durant lequel un petit groupe de survivants va devoir survivre au milieu de rien pour éviter de finir en tartare transylvanien. La férocité des vampires n’a d’égale que la brutalité de leurs victimes, tentant de sauver leurs vies à coups de fusils, hache, bulldozers et pulp-grinder. Fini la bonne vieille époque du pieu - il est beaucoup plus rapide de passer le vampire dans un hâchoir industriel.
Mais ce film est également un film sur le sacrifice, puisque le sheriff va tout tenter pour sauver sa petite famille, avec donc un rendu pas si éloigné que cela du récent 3:10 to Yuma (à quand un remix des deux, 3:10 of night, avec des vampires errant dans les plaines de l’Ouest sauvage ?).
Le seul reproche que je pourrais faire à ce film serait l’aspect ex-mannequin de 55 ans sur-botoxée et méga-tirée de la plupart des vampires.
