Mad Max. Mel Gibson. Mel Gibson avant la Passion. À l’époque où il n’était pas encore trop trop politiquement incorrect. Quand on y pense, il a suivi le chemin inverse de Clint Eastwood, en un sens. Je dis pas que Clint est devenu une tarlouze bougeois-bohème, hein, mais bon, on en dit du bien dans Les Inrocks, et c’est quand même mauvais signe.
Bref, je me souviens, quand j’étais au collège, j’étais demi-pensionnaire et pour nous occuper, les surveillants nous emmenaient regarder des films dans la salle-vidéo (un bâtiment préfabriqué, avec une porte blindée, qui était là pour indiquer que derrière les murs en contreplaqué se trouvaient du matériel coûteux, en l’occurence un magnétoscope à deux têtes et une télé 51 cm), et mis à part Cannonball et un film où un jeune joueur de hockey américain part jouer au Canada et se fait raser les poils pubiens en guise de bizutage (ce qui nous avait tous traumatisés), je ne me souviens que du Mad Max parmi les dizaines que j’ai pu voir - c’est dire le niveau des navets qui nous étaient projetés.
