Dans la petite école de Harry Cordaiy, à Avalon, en Australie, la terreur régnait parmi les élèves depuis quelques temps : alors que leurs cartables étaient rangés dans une pièce fermée, quelqu’un parvenait à s’y introduire pour voler l’argent de la cantine. Il n’y avait pas un jour sans qu’un élève ne se fasse voler quelques dollars.
Malgré de pressents appels à la direction, celle-ci restait inactive, ne prenant pas l’affaire au sérieux. Alors Harry Cordaiy, 11 ans, en a eu marre.
Harry Cordaiy aime bien regarder des films historiques, particulièrement ceux qui traitent de la guerre du Viet-Nam. Mi-Mc Gyver, mi-John Rambo, il a confectionné un bobby-trap pour piéger le voleur.
A l’aide d’une piège à souris, d’un billet solidement fixé à celui-ci et d’une capsule d’encre verte, il a confectionné un dispositif astucieux pour arrêter l’escalade des vols. Et ça a marché. Lorsqu’au retour de la pause, il est allé récupérer son cartable, il a pu constater que le piège avait été déclenché, et la capsule d’encre explosée. Il a donc lancé une vaste chasse à l’homme dans son école à la recherche d’un élève les doigts souillés.

Le jeune élève a été attrapé alors qu’il essayait de nettoyer les traces de son crime, et il a rapidement dénoncé son complice. Le montant des vols était de 165 $ (environ 100 euros), dont une dizaine avait déjà été depensé en bonbons.
Harry Cordaiy est devenu très populaire après son exploit, et son surnom est dorénavant l’homme-tapette (ce qui sonne vachement mieux en australien : the mousetrap-man).
